Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs
J’embarquai vite ; quelques minutes après, l’amarre qui retenait le bateau à la rive fut larguée, le marinier prit place au gouvernail, le haleur enfourcha son cheval, la poulie dans laquelle passait la remorque grinça ; nous étions en route.
Les épaules en avant, il avançait comme un haleur vers un pays confus dont il savait seulement qu’on y tuait, tirant des épaules et du cerveau le poids de tous ses morts qui, enfin! ne l’empêchait plus d’avancer.