Toufik avait les dents du bonheur. Dix ans de la tête aux pieds. Zonard importé, deuxième génération. Vachard avec les cons. Rieur avec ses potes. Poli avec sa mère.
Moi mon destin, c’était ouvrier, costard-cravate ou zonard.
Chaque quartier avait sa communauté, il y avait les Italiens, les Arméniens, les Espagnols, les Portugais… mais tous étaient surnommés les zonards ou les zoniers.
Les gueux du voisinage ont depuis beau temps récupéré tout ce qui pouvait se vendre, s’utiliser, voire entretenir le feu des poêles, ou encore servir à construire des cabanes zonardes.