Que Neptune en courroux, s’élevant sur la mer,
D’un mot calme les flots, mette la paix dans l’air,
Délivre les vaisseaux, des syrtes les arrache.
Le phare, à l’occident, alterne ses couleurs;
La sirène fatale hulule au ras des syrtes;
Mais la nuit glaciale est claire de pâleurs
L’Afrique est là, juste au-delà de la mer blanche, juste au-delà de ces palmiers qui l’évoquent déjà et l’on se sent ici aux limites d’un monde qui tourne le dos à l’Europe, un monde qui est par ces palmiers, ces échancrures de sable et ce vent chaud, comme le miroir, comme le reflet des syrtes de Libye.