– Un de mes petits frères travaille à la cambuse ! dit-il la bouche pleine.
Ouf ! s’écria-t-elle, l’père Louis, que c’est donc loin votre cambuse !... Ma parole, j’ai cru que je n’arriverais jamais...
– Nous allons commencer par quitter cette cambuse.
– Sûrement, Raymond. Mais n'appelle pas ce petit logement une cambuse. Il a ses commodités. Nous le regretterons peut-être un jour.
C’était donc là notre « foyer », comme on dit dans les narrations des écoles primaires. Mon père l’appelait, plus justement, notre « cambuse ». C’était dans cette cellule sale que nous avions ensemble à traverser la vie.