Pour 40% des salariés, ce surprésentéisme est courant (plus d’une fois par semaine).
Et ce, alors que certains, qu'ils soient grippés, esquintés, munis d'attelles ou de béquilles, en pleine dépression voire en traitement pour maladie grave, continuent à se rendre au travail, parfois même contre l'avis de la gent médicale. Au point d'interroger les sociologues du travail, dont deux, à quelques mois d'intervalles, s'interrogent sur ce que l'un d'eux nomme «l'énigme de la présence». Car pourquoi sommes-nous parfois «absents» et parfois «surprésents»? Les deux notions, du reste, ne sont pas du tout antinomiques: l'absentéisme et le surprésentéisme révèlent parfois, d'une façon différente, des réalités assez proches.