La place minime accordée aux outils de ce tiroir est compensée par 1 anarchisme de fait puisque s’y mélangent 1 certain nombre d’objets sans rapport les uns avec les autres, qui donne à ce capharnaüm 1 note semblable à celle que les surréalistes attribuaient au marché aux puces : 1 carte de France découpée dans de la moquette rose (cadeau de mon ami Bruno Gibert lors de sa période “art contemporain”), 1 Polaroïd au chômage de longue durée, 1 pistolet à eau que j’utilise contre des rhéteurs, 1 lampe de poche dont la pile est absente, des ampoules électriques de rechange, 1 K7 “Thomas Clerc soutient sa thèse”, 1 lecteur de disquettes, 39 cartes routières, 1 abat-jour rectangulaire en métal dans lequel j’ai coincé l’étui d’1 stylo Mont-Blanc dont je ne me suis jamais servi, 1 mètre-dérouleur de 3 mètres à couleur et taille de guêpe, des plaques de propreté en cuivre que l’on fixe sur les portes lorsqu’on veut accéder à 1 niveau esthétique supérieur, 1 montre Lip définitivement arrêtée, des câbles, 1 boîte à biscuits pour les clous, bref 1 masse de ce qu’en patois des Pays de Loire on appelle “la jaille”.