Sitôt que le soleil, de ses lèvres d’amant
Portant la vie en elles,
Rougit sous ses baisers et presse doucement
Les neiges éternelles.
J’ai plongé mon bras dans l’eau glacée venue des neiges éternelles, le ciel était sous mes doigts, et l’eau riait.
Silencieux, les poings aux dents, le dos ployé,
Enveloppé du noir manteau de ses deux ailes,
Sur un pic hérissé de neiges éternelles,
Une nuit, s’arrêta l’antique Foudroyé.