Doit-on conclure de l’attribution immédiate à cette nouvelle terre, par les Français, du nom de Brésil (attesté depuis le XIIᵉ siècle, au moins, comme l’appellation – au secret jalousement gardé – du continent mythique d’où provenaient les bois de teinture), et du grand nombre de termes empruntés directement par le français aux dialectes indigènes sans passer par l’intermédiaire des langues ibériques : ananas, manioc, tamandua, tapir, jaguar, sagouin, agouti, ara, caïman, toucan, coati, acajou, etc., qu’un fond de vérité étaye cette tradition dieppoise d’une découverte du Brésil par Jean Cousin, quatre ans avant le premier voyage de Colomb ?
Les tamanduas, les fourmilliers à deux doigts, somnolents, les yarrés, les singes araignées, insolents, les kotutus, les singes hurleurs, qui rugissent à la tombée de la nuit, c’est ce monde qui ne te relâche plus quand il te tient, ce monde qui ne te libère jamais.