La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu’un bouchon j’ai dansé sur les flots
Qu’on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l’œil niais des falots !
Jean-Louis, 70 ans, un ancien rouleur (qui transportait le minerai en camion), est né en Nouvelle-Calédonie mais fait partie de ces vieilles familles caldoches arrivées sur le territoire depuis des générations.
Le club des Rouleurs de barriques de Lussac-Saint-Émilion a repris le flambeau d’une tradition séculaire qui est apparue chez les tonneliers de Bordeaux.
Un tonneau échappé à son rouleur faillit fracasser les pattes de leur cheval et déclencher une rixe.
L’oncle Gaspard était piqueur, c’est-à-dire qu’au moyen d’un pic, il abattait le charbon dans la mine ; Alexis était son rouleur, c’est-à-dire qu’il poussait, qu’il roulait sur des rails dans l’intérieur de la mine, depuis le point d’extraction jusqu’à un puits, un wagon nommé benne, dans lequel on entassait le charbon abattu ; arrivée à ce puits, la benne était accrochée à un câble qui, tiré par la machine, la montait jusqu’en haut.
Ce valet à l’ancienne mode, peut-être un rouleur comme moi, qui avait, à la fin, trouvé sa place, il était de la famille, plus que s’il en avait eu le sang et la chair.