« Ceci, mes amis, s’écria-t-il, est l’invocation de Saül à la pythonisse ! »
Elle est allée consulter une pythonisse.
Elles comptent et ajustent les pétales des pâquerettes qui doivent servir d’oracles aux jeunes filles. Celle-ci, douce et bienveillante, a soin que ces petits rayons d’argent, qui entourent le disque d’or de la marguerite, atteignent et ne dépassent pas le nombre de quatorze, de dix-neuf, de vingt-quatre ou de vingt-neuf, afin que la pythonisse des prairies, à la question « m’aime-t-il ? » réponde toujours « passionnément. »
Sa figure ressemblait à celles que nous supposons aux pythonisses, elle serrait ses dents pour les empêcher de claquer, et une affreuse convulsion faisait trembler ses membres.