Sedan, cette perle de l’industrie drapière, est complètement dévalisée; les Boches n'y ont laissé que 3 % du matériel de 1914 […].
Si les corporations exclusivement féminines restent l’exception, les corporations mixtes qui admettent indistinctement les hommes et les femmes sont extrêmement nombreuses. Parmi celles-ci, il faut citer les drapiers, les tisserands, les grainiers (Rouen, Paris), les passementiers (Paris, Tours, Clermont), les cabaretiers (Tours, Orléans), les tonneliers (Nîmes), les tailleurs (Coutances, Angoulême, Dijon), les boulangers (Orléans, Paris), les merciers (Paris, Caen), les poissonniers (Paris, Dijon), les imprimeurs (Paris, Orléans, Caen), les limonadiers (Caen), les maçons (Apt), les corroyeurs (Annonay), les orfèvres (Lyon), les chaudronniers (Orléans), les charcutiers.
— Pour exécuter une commande, il fallait obtenir l’accord de quinze corporations. Rien de plus tentant pour un foulonnier ou pour un marchand drapier que d’acheter de la laine, de faire filer et tisser à façon et de surveiller toutes les opérations jusqu’à la vente.