Les mesas – toutes les mesas – qui, avec l’incendie du ciel qui s’éteint dans le soir deviennent toutes roses, puis toutes bleues, puis toutes violettes, puis toutes noires sur toute l’étendue et toute la hauteur de leurs masses, bientôt indistinctes, bientôt une seule barrière à quoi se réduisent l’espace et l’horizon, proprement happés – la nuit et le jour et le monde qui aboutissent là, dans la disparition des mesas pour la gloire des mesas ! – puis, le matin suivant, elles, toujours elles qui accomplissent, rebroussant couleurs en rebroussant chemin, le trajet inverse. — mesaها — همه mesaها — که با آتش آسمان که در غروب خاموش میشود، همه صورتی، سپس همه آبی، سپس همه بنفش، سپس همه سیاه بر تمام وسعت و تمام ارتفاع تودههایشان میشوند، به زودی نامشخص، به زودی یک مانع واحد که فضا و افق به آن تقلیل مییابند، به درستی ربودهشده — شب و روز و جهان که آنجا به پایان میرسند، در ناپدید شدن mesaها برای جلال mesaها! — سپس، صبح بعد، آنها، همیشه آنها که با برگرداندن رنگها در برگرداندن مسیر، مسیر معکوس را طی میکنند.
La petite ville se coulait comme dans le fond d’un canyon entre une mesa – une formation rocheuse spectaculaire, aux versants abrupts et au sommet plat – et les premiers contreforts des Rocheuses, une géologie violente et tourmentée qui reflétait, pâlis, des travellings panoramiques de western, ceux que l’on regardait le mardi soir en éteignant la lumière du salon pour faire comme au cinéma, mais les bandeaux noirs qui ajustaient le format du film sur l’écran de la télé avaient disparu, et soudain j’étais dans l’image. — شهر کوچک مانند دره یک کانیون بین یک mesa — یک سازند سنگی تماشایی با دامنههای شیبدار و قله صاف — و اولین پیشکوههای راکی، یک زمینشناسی خشن و آشفته که بازتابی کمرنگ از نماهای پانورامیک وسترن بود که سهشنبه شبها با خاموش کردن چراغ نشیمن برای شبیهسازی سینما تماشا میکردیم، اما نوارهای سیاه که فرمت فیلم را با صفحه تلویزیون تنظیم میکردند ناپدید شده بودند، و ناگهان من در تصویر بودم.
C’est bien de ce paysage que rêvait Jemia. Ce pays qu’elle porte sans doute dans sa mémoire génétique, et qu’elle a cru reconnaître la première fois qu’elle est allée au Nouveau-Mexique, dans la vallée du Rio Grande ou du Rio Puerco, l’immensité aux couleurs de sable et d’ocre, les mesas bleues des Indiens, et le ciel sans limites, semé de nuages mousseux. — این همان منظرهای است که جمیا آرزویش را داشت. این کشوری که او احتمالاً در حافظه ژنتیکی خود حمل میکند، و اولین بار که به نیومکزیکو رفت، در دره ریو گرانده یا ریو پوئرکو، وسعت به رنگهای شن و اخرا، mesaهای آبی سرخپوستان، و آسمان بیحد و حصر پر از ابرهای پفدار را شناخت.