On a voulu introduire une fausse gnose à la place de la véritable.
À la recherche désintéressée du vrai, à la contemplation de l’harmonie du monde, à la science (épistimé), se substitue la gnose, la révélation de mystères transcendants à la raison humaine.
Cette duchesse de Mortemart était, après la duchesse de Béthune, la grande âme de la gnose, et la mieux aimée de l’archevêque de Cambrai, qui de son diocèse gouvernait toutes ces consciences.
M. de Chevreuse, malgré son abjuration de Port-Royal où il avait été élevé, n’était pas si outré que son beau-frère. C’était un composé fort bizarre à cet égard. Non moins abandonné à Mme Guyon, à M. de Cambrai surtout, et à toute sa gnose, il avait retenu de son éducation une aversion parfaite des jésuites.