Le colonel Montagu, le naturaliste, parle d'un cormoran sauvage qu'il apprivoisa ; et puisque les fauconniers se servent des faucons hagards, pourquoi ne pourrait-on pas aussi apprivoiser des cormorans hagards ?
Les faucons, suivant leur âge, sont niais, branchiers, sors ou hagards. On désigne sous le premier de ces noms des oiseaux pris dans l’aire. Le duvet de la première enfance recouvre encore leur tête, mais leurs membres sont déjà emplumés. S’ils ont quitté l’aire et commencent à voleter sur les branches à la suite de leur mère qui est encore obligée de pourvoir à leur nourriture, on les appelle branchiers. Dans leur première année, avant la mue, on leur donne le surnom de sors, et si l’oiseau est pris sauvage à la fin de sa première année et en livrée complète, on dit qu’il est hagard. Enfin on comprend sous le nom de passager tout oiseau adulte pris au passage pendant une migration.
Ses yeux brûlés de fièvre étaient rouges et secs, deux lignes noires et profondes les rendaient caves et hagards.
Et Jourgeot, d’un œil hagard, dilaté, le rouge au front, le sang aux tempes, voyait tout cela, un étrange pincement au cœur.
Aussitôt reçue la nouvelle, elle m’entraîna, échevelée, hagarde, à l’assaut de la gare du Nord.
Ils [les bourreaux allemands] savaient qu'il est toujours une heure de la journée et de la nuit où le plus courageux des hommes se sent lâche. Ils ont toujours su attendre cette heure. Et à cette heure, ils ont cherché l'âme à travers les blessures du corps, ils l'ont rendue hagarde et folle, et, parfois, traîtresse et menteuse.