[…] en tout cas, il se mouvait aussi aisément parmi les héros et les montres sanctifiés par les iambes de Shakespeare que moi-même parmi les lecteurs du British Museum.
Ainsi le dithyrambe, chant liturgique en l’honneur de Dionysos diffère de l’iambe dont le pied comporte un son bref suivi d’un long avec des vers dodécamétriques alternant avec des octamétriques.
Tronçonnés par l'accélération numérique, nos mots raccourcissent, qu'ils soient communs («appli», «hallu», «rediff») ou propres («Sarko», «Ségo»), Alain Borer prévient : nous passons à l’iambe, un rythme binaire de deux syllabes.