Un facteur particulier intervient ici : la synecdoque est dès l'antiquité sentie comme une figure "en liberté surveillée". C'est dans ce cadre qu'il convient d'apprécier la création et l'utilisation par d'Aubigné des synecdoques des parties du corps.
Une ou plusieurs synecdoques rassemblent et unissent nos croyances sur nous-mêmes pour en faire une identité. On remarquera au passage que les parties alcoolique et sobre qui représentent le conflit central chez le sujet alcoolique sont deux synecdoques.
Si l’on dit : « j’ai mal à la tête », ce n’est pas une synecdoque ni une métonymie, c’est une migraine. Le signifiant tête n’a pas d’autre signifié ni d’autre référent que ce qu’on trouve dans le dictionnaire. Mais si l’on dit d’un éleveur de bétail qu’il possède deux cents têtes, il s’agit réellement d’une synecdoque.