Bientôt, dans la lumière incertaine du reste de jour et des rares becs de gaz que l’on vient d’allumer, apparaît une ombre qui rase les murs. C’est une vieille femme, maigre et mal vêtue ; elle porte aux bras deux lourds paniers, tout rafistolés de cordes ; on l’appelle « La mort aux Chats ».
Sous l'éternelle mitraille, la pluie d'obus, ils courbaient le dos, rasaient les murs, s'effaçaient aux abris.
Habib n'a pas besoin d'expliquer de tactique ou de préciser l'ordre de marche. Ils sont entraînés, aguerris, se comprennent en silence. La nuit d'été est claire, il y a un peu de lune, il va falloir raser les murs.
Or il manque un pot de miel… Dans les couloirs de la vieille maison, les douze serviteurs rasent les murs.
On a déjà vu Piotr Soubarine bastonner tout le monde pour un malheureux hareng disparu et retrouvé. A qui va-t-il s'en prendre cette fois ?