Nous nous retirâmes, car il n’y avait plus rien de curieux à voir, pas même les cuisines, où notre guide nous fit descendre avec un sourire voltairien que n’aurait pas désavoué un abonné du Constitutionnel.
Une longue période d’admiration pour l’art médiéval et de mépris pour les temps voltairiens sembla menacer de ruine l’idéologie nouvelle.
Car il est voltairien. Il ne va pas à la messe, sauf les jours de grande fête pour complaire à ma grand-mère, et encore ne manque-t-il pas de faire valoir le prix de la concession.
Mondenod, doué d’un cœur excellent et homme de courage, un peu voltairien, fut disposé à faire le gentilhomme, reprit M. Alain ; son éducation aux Grassins, où se trouvaient des nobles, et ses relations galantes lui avait donné les mœurs polies des gens de condition, que l’on appelait alors aristocrates.
Quant aux spiritualistes de la fin du XIXᵉ siècle, ils fustigent volontiers la bourgeoisie voltairienne qu'ils qualifient de matérialiste, d’hypocrite et qu'ils jugent faussement respectable.
Un type qui vivra —comme a vécu la création de M. Prudhomme— comme vivront quelques autres créations de notre temps, tellement étudiées et prises sur le vrai, qu’il n’y a pas possibilité qu’on les oublie ; c’est le pharmacien de campagne, le voltairien, le sceptique, l’incrédule, l’homme qui est en querelle perpétuelle avec le curé. Mais dans ces querelles avec le curé, qui est-ce qui est continuellement battu, bafoué, ridiculisé ? C’est Homais, c’est lui à qui on a donné le rôle le plus comique parce qu’il est le plus vrai, celui qui peint le mieux notre époque sceptique, un enragé, ce qu’on appelle le prêtrophobe.