La Villanelle est une suite de tercets (en nombre impair) terminée par un quatrain. Elle est écrite sur deux rimes ; l’une masculine qui est commune au second vers de chaque tercet et du quatrain final; l’autre féminine, qui « régit », dit Banville, les autres vers. Le 1ᵉʳ et le 3ᵉ vers du 1ᵉʳ tercet reviennent tour à tour à la fin de chaque autre tercet. Le quatrain final se compose d’un vers féminin et d’un vers masculin suivit des 1ᵉʳ et le 3ᵉ vers du 1ᵉʳ tercet.
La lande est noyée en des parfums bons.
Attisez la joie au feu des charbons ;
Allez-y gaiement, allez-y par bonds,
Dansez la villanelle.
À un concert, Louise, toujours curieuse de la création contemporaine, a pu entendre un jour une villanelle qui l’a émue aux larmes.
Tantôt venant d’Espagne et tantôt d’Italie
Tous chargés de parfums, de musiques jolies
Le Mistral et la Tramontane
Sur mon dernier sommeil verseront les échos
De villanelle, un jour, un jour de fandango
De tarentelle, de sardane