Enfant, dans ce geste que je fais, délibéré, j’en suis persuadée, je ne regarde ni Bacon, ni Miró, ni Rembrandt, ni Velásquez, ni Dürer, ni Dalí, je choisis Goya et ses Désastres de la guerre, je prends avec moi l’unique lumière d’une génération à l’autre : celle de l’art, son échappée possible comme seul chemin de transfiguration d’une réalité qui ne trouve pas encore ses mots, d’une atrocité qui se voit et se crie, mais ne se dit pas.
Et aussitôt tout son visage s’éclairait comme une campagne grise, couverte de nuages qui soudain s’écartent, pour sa transfiguration, au moment du soleil couchant.
La joie s’est manifestée chez lui par une véritable transfiguration.