Au nord ouest, près de la route de Sommerance, se dressaient les bois de la potence, instrument de la haute justice seigneuriale. Parfois y oscillait un squelette blanchi, et le vent, secouant lamentablement les os desséchés, chassait la sombre nuée de corbeaux venue pour les festins lugubres.
Capestang, suivi à six pas par Cogolin, gagna la rue Dauphine, et, à l’angle du quai que lui avait signalé Concini, vit en effet un seigneurial hôtel qui ne pouvait qu’être celui qu’il cherchait.
Terre seigneuriale.
Elle était destinée à abriter la communauté de religieux chargée d’assurer le culte destiné aux fidèles, mais aussi à la famille seigneuriale. Il subsiste encore à proximité les ruines du château médiéval qui a abrité une famille autrefois célèbre jusqu’à son extinction au XVIIIᵉ siècle.