Avec lui ne pouvait lutter le repasseur de scies, car, dépourvu d’instrument, il se contentait d’appeler : « Avez-vous des scies à repasser, v’là le repasseur », tandis que, plus gai, le rétameur, après avoir énuméré les chaudrons, les casseroles, tout ce qu’il étamait, entonnait le refrain : « Tam, tam, tam, c’est moi qui rétame, même le macadam, c’est moi qui mets des fonds partout, qui bouche tous les trous, trou, trou, trou »
Le rétameur passait périodiquement dans notre rue, poussant sa voiturette en lançant son appel :
C’est l’étameur qui étame
tame… tame
C’est l’rétameur qui rétame
tame… tame
et sonnait à notre porte car ma mère avait toujours quelques ustensiles à lui donner à remettre en état, qu’il rapportait, l’étain brillant comme argent poli.