En un seul vers, on est passé de l’alexandrin ronflant, sûr de sa dialectique enjôleuse et rouée, de sa musique menteuse et parfumée, à l’implacable octosyllabe du procès-verbal.
Trois textes médiévaux sont connus sous le nom de Vers de la Mort: un de la fin du XIIᵉ siècle, celui d'Hélinand de Froidmont (50 douzains, 600 octosyllabes) ; deux de la seconde moitié du XIIIᵉ siècle, ceux de Robert le Clerc d'Arras (312 douzains, 3744 octosyllabes) et d'Adam de la Halle (3 douzains, 36 octosyllabes).