Quant aux brides, aux mors, aux têtières, aux frontails, nos langues du Nord sont trop froides, trop pauvres, trop mesquines, pour en décrire les somptuosités […]
Printaniers, aussi, les hennissements du petit étalon pie que montait Napoléon. Il relevait la tête vers l’horizon, couchait ses oreilles jusque sur la têtière ornée de dollars d’argent, retroussait les lèvres, montrait ses dents et appelait les juments.
[…] ; des harnais de cuir blanc aussi, aux têtières de couleur, mais les palefreniers les entretenaient comme des objets qu’on conserve pour le souvenir plus que pour l’usage.
Bonne-maman réussit à m’intéresser à la tapisserie et à la broderie sur filet : il fallait asservir la laine ou le coton à la rigueur d’un modèle et d’un canevas, et cette consigne m’accaparait assez ; je confectionnai une douzaine de têtières et recouvris d’une tapisserie, hideuse, une des chaises de ma chambre.
L’enfant nouveau-né a besoin d’étendre et de mouvoir ses membres, pour les tirer de l’engourdissement où, rassemblés en un peloton, ils ont resté si longtemps. On les étend, il est vrai, mais on les empêche de se mouvoir ; on assujettit la tête même par des têtières : il semble qu’on a peur qu’il n’ait l’air d’être en vie.
Têtière : Bande en forme de bonnet qui maintenait la tête du nourrisson rigide puisqu’on l’épinglait aux épaules sur le maillot. D’autres bonnets étaient portés en dessous pour modeler le crâne et maintenir (ou aplatir) les oreilles.