M. Jobard l’inégalitaire, et M. Proudhon l’égalitaire mettent également la nature sur le lit de Procuste et font une égale violence à la nécessité quand ils s'acharnent avec la même fureur à ne permettre à la réalité, à ne voir dans la mécanique universelle, l'un que l'inégalité, l'autre que l'égalité en tout, partout et pour tout. C'est insensé!
J'ai déjà fait allusion à la difficulté qu'a rencontrée dans la région le concept d'État-nation, en raison du lit de Procuste culturel créé par le mariage de la religion et de la politique, l'autorité et la loi découlant d'une autre source qu'humaine : […].
Elles ont cherché à mesurer leur exclusion et leur effacement de la postérité et à identifier ses mécanismes, dont celui d’une critique ad feminam qui fait passer au lit de Procuste les écrits portant une signature féminine.
L'expression « un lit de Procuste » reçut au fil des siècles plusieurs interprétations selon qu'on insistait sur l'allongement ou sur le rétrécissement de l'hôte couché dans le lit de torture. On l'appliqua par exemple à une position adoptée dans certains ébats amoureux où les jambes d'un des amants dépassent du lit - je vous laisse imaginer de quoi il peut s'agir.