Ma mère me fit quelques petits cadeaux, comme un vieux porte-cartes à elle, du temps de sa jeunesse, retrouvé dans un tiroir, une petite boîte de cachou, le portrait de son fils, un savon.
Deux pièces d’un maroquinier parisien devaient avoir été des cadeaux de Michel. L’un, d’aspect très Belle Époque, était un porte-cartes à fond mi-violet, mi-vert d’eau, sur lequel se détachaient avec une élégance japonaise des iris d’émail. La mode des porte-cartes ayant fait son temps, j’y mis, copiés sur de minces bristols, des vers ou des pensées qui m’étaient chers vers 1929 ou m’aidaient à me guider dans la vie.
Il n’a rien dans les poches, ni porte-cartes, ni portefeuille.