On crêpit & on blanchit les parois des murailles en dedans, & on dispose pour chaque couple de pigeons, des boulins de forme ronde, que l’on range par ordre en les serrant les uns contre les autres.
Solitaire endurci, M. des Lourdines aurait, à la rigueur, consenti à voir les gens, mais il ne voulait pas être vu, de sorte qu’on avait fini par le laisser se pelotonner dans son Fougeray, comme un pigeon dans son boulin.
Une fuie, de pied ou intégrée, est composée de boulins, c’est-à-dire de « nids » dans chacun desquels vit un couple de pigeons. Dans les colombiers de pied, les boulins font partie intégrante de la structure : les murs, épais d’environ un mètre, sont évidés en une multitude de boulins de 40 centimètres de profondeur.
Les trous laissés par les boulins sont appelés trous de boulin.
Il y a les « échasses » pour échafaudages, perches de sapin de cinq à douze mètres groupées en faisceau qui signalent de loin qu’un maçon a son chantier là, il y a les « boulins » d’acacia qui se scellent au mur par un bout et se fixent, par l’autre, à l’échasse au moyen d’un nœud spécial, dit « cravate », tortillé dans un cordage réglementaire, […]
La tour conserve de nombreux boulins d’échafaudage, encore engagés dans l’épaisseur des maçonneries. Leurs extrémités sont quelques fois visibles dans le parement externe des murs. Il s’agit de boulins en bois résineux, de section circulaire (diamètre de 10 à 15 cm), habituellement pourvus de leur écorce.