En amont de ce procès important, Amélie a accepté de nous livrer son ressenti, et de nous raconter son long cheminement vers la parole. Elle affirme que pendant près de deux ans, elle a tenté d’oublier les faits qu’elle dénonce, en vain. « C’était de pire en pire, c’était comme une plaie qui s’infectait, témoigne-t-elle dans l’interview qu’elle nous a accordée. Je me suis rendu compte que je ne pouvais plus me taire. Il était hors de question que mon silence puisse profiter à un violeur présumé. … C’est là que je me suis dit : “Je passe à l’action.” »